SED, POTS, brouillard cérébral et microARN : la recherche avance

Par Stéphane Daens, MD

Pendant longtemps, certains symptômes fréquemment rapportés par les personnes atteintes d’un syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile (SEDh) ou d’un trouble du spectre de l’hypermobilité (HSD) ont été difficiles à expliquer. Fatigue, intolérance à la station debout, palpitations, difficultés de concentration ou de mémorisation et sensation de « brouillard cérébral » (brain fog) ne sont pourtant pas des manifestations anecdotiques. Les recherches récentes permettent progressivement d’en mieux comprendre les mécanismes.

POTS et « brain fog » : des mécanismes commencent à devenir mesurables

Le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS) est une forme de dysautonomie fréquemment rencontrée chez les patients hypermobiles. Le « brain fog » qui peut l’accompagner est aujourd’hui un véritable sujet de recherche.

Les études montrent que les difficultés ne correspondent pas nécessairement à une diminution globale des capacités intellectuelles. Elles semblent toucher plus particulièrement l’attention, la vitesse de traitement de l’information, la mémoire de travail et certaines fonctions exécutives. Elles peuvent fluctuer considérablement en fonction de la position, de la fatigue et de l’état hémodynamique.

Surtout, des travaux récents utilisant l’étude du débit sanguin cérébral, le Doppler, la SPECT et désormais l’IRM fonctionnelle apportent des éléments objectifs. Chez certains patients atteints de POTS, des anomalies de perfusion cérébrale et de la réponse des réseaux cérébraux impliqués dans la régulation autonome ont été observées. Une étude publiée en 2026 rapporte ainsi simultanément une diminution du débit sanguin cérébral, des modifications de certains paramètres cérébraux et une réponse anormale du réseau autonome central lors de différents stress physiologiques.

D’autres travaux montrent que la diminution du volume d’éjection cardiaque, les modifications du CO₂, l’hyperactivation sympathique et les anomalies de régulation cérébrovasculaire pourraient participer à ces phénomènes.

Cela ne signifie pas qu’un mécanisme unique explique le brain fog de tous les patients. Au contraire, le modèle qui émerge est probablement multifactoriel, associant à des degrés variables dysautonomie, perfusion cérébrale, régulation vasculaire, fatigue, sommeil et potentiellement mécanismes immunitaires ou inflammatoires.

Mais un changement important est en cours : un symptôme autrefois essentiellement décrit par les patients devient progressivement un phénomène étudié et objectivable.

Les microARN : une autre fenêtre sur la biologie du SED

Une autre voie de recherche particulièrement intéressante concerne les microARN (miRNA). Ces très petites molécules d’ARN ne fabriquent pas directement de protéines : elles participent à la régulation de l’expression de nombreux gènes et peuvent donc modifier le fonctionnement de réseaux biologiques entiers.

Des profils anormaux de certains microARN ont déjà été retrouvés dans des fibroblastes provenant de patients atteints de SED/hypermobilité. Les voies potentiellement concernées touchent notamment la matrice extracellulaire, la signalisation Wnt/β-caténine, l’inflammation et les mécanismes de transformation des fibroblastes. Dans le SED vasculaire, des analyses récentes du transcriptome et du miRNome ont également mis en évidence des anomalies concernant notamment l’autophagie, la protéostase et la signalisation mTOR.

Ces résultats restent exploratoires. Nous ne disposons actuellement d’aucun « test microARN » validé permettant de diagnostiquer en pratique courante un SED hypermobile, et il serait prématuré de présenter ces molécules comme la cause du SEDh. Elles constituent cependant une piste importante pour comprendre comment une anomalie du tissu conjonctif peut s’accompagner de conséquences biologiques beaucoup plus larges.

Cette recherche s’inscrit dans un mouvement plus général : génomique, transcriptomique, protéomique et recherche de biomarqueurs commencent à apporter de nouveaux outils pour étudier le SEDh et les troubles du spectre de l’hypermobilité.

SEDh ou HSD : une frontière de plus en plus interrogée

Un autre changement important concerne la distinction entre SED hypermobile et HSD.

La classification internationale de 2017 a été essentielle pour homogénéiser les diagnostics et la recherche. Elle a cependant établi une frontière clinique relativement stricte entre SEDh et HSD, alors même qu’aucun marqueur biologique validé ne permet actuellement de confirmer ou d’exclure un SEDh.

Avec l’accumulation des données, cette frontière apparaît aujourd’hui moins nette qu’on ne pouvait initialement le penser. Les patients classés SEDh et HSD peuvent présenter des tableaux très proches, non seulement sur le plan musculosquelettique, mais également concernant la douleur, la fatigue et différentes manifestations systémiques et comorbidités.

Les travaux internationaux actuellement consacrés à la révision des critères cherchent précisément à déterminer quels signes, symptômes et comorbidités permettent réellement de différencier ces populations. Les premières données suggèrent qu’aucune caractéristique clinique prise isolément ne sépare complètement le SEDh du HSD, et renforcent l’hypothèse d’un spectre biologique et clinique comportant d’importantes zones de chevauchement.

La recherche sur les microARN, l’expression génique, les protéines et la matrice extracellulaire pourrait également contribuer à faire évoluer cette classification. Mais ces biomarqueurs restent expérimentaux : ils ne permettent pas aujourd’hui de reclasser individuellement un patient HSD en SEDh, ni l’inverse.

Ainsi, le diagnostic ne peut probablement plus être pensé comme la simple lecture d’un score d’hypermobilité. Le score de Beighton reste utile, mais ses limites sont reconnues et les travaux actuels évaluent notamment des examens articulaires complémentaires. L’histoire clinique, les manifestations systémiques, les comorbidités et, demain peut-être, certains biomarqueurs pourraient contribuer à une caractérisation beaucoup plus fine des patients.

C’est précisément la raison pour laquelle les critères diagnostiques internationaux de 2017 sont actuellement en cours de révision. Une nouvelle classification internationale est annoncée pour décembre 2026.

Il ne s’agit donc pas d’affirmer aujourd’hui que « SEDh et HSD sont la même maladie » : les données ne permettent pas encore cette conclusion. En revanche, la conception d’une frontière rigide entre deux populations biologiquement distinctes est de plus en plus questionnée.

Un message essentiel : nous ne savons pas encore tout, mais nous en savons beaucoup plus

Il faut rester prudent. Beaucoup de ces études comportent encore de petits effectifs et leurs résultats doivent être reproduits par des équipes indépendantes. Elles ne permettent pas encore de proposer un biomarqueur diagnostique définitif ni un traitement spécifiquement dirigé contre le brain fog.

Mais la situation scientifique évolue.

Le POTS fait désormais l’objet de travaux internationaux spécifiques. Les mécanismes cérébrovasculaires du brain fog sont étudiés directement. Les microARN, le transcriptome, la matrice extracellulaire et d’autres biomarqueurs ouvrent de nouvelles voies de recherche. Et jusqu’à la manière même de définir et de distinguer SEDh et HSD, les modèles sont aujourd’hui réinterrogés à la lumière des nouvelles connaissances.

Aux patients, le message est donc celui-ci : vos symptômes méritent d’être étudiés, mesurés et compris. Aux médecins : des mécanismes que nous ne pouvions auparavant qu’évoquer commencent à devenir accessibles à l’investigation scientifique.

La recherche n’a pas encore toutes les réponses. Mais elle avance rapidement. Elle objective progressivement certains phénomènes, remet en question certaines frontières diagnostiques et construit de nouveaux modèles.

La classification décrit l’état de nos connaissances à un moment donné ; elle ne doit pas être confondue avec la réalité biologique, que la recherche continue précisément d’explorer.

Des limites déjà identifiées : du score de Beighton à une vision biologique plus large

Cette évolution des connaissances conduit également à réexaminer certains outils historiques. Dès 2020, nous attirions l’attention sur les limites d’une approche accordant au score de Beighton un poids déterminant dans l’évaluation de l’hypermobilité. Ce score reste un outil clinique utile, simple et reproductible, mais il n’explore qu’un nombre limité d’articulations, ne décrit pas à lui seul l’histoire de l’hypermobilité et ne rend compte ni de l’ensemble du phénotype conjonctif, ni des manifestations systémiques associées.

Cette prudence apparaît particulièrement importante lorsqu’il s’agit de tracer une frontière entre SEDh et HSD. Une différence de quelques points à un score clinique ne constitue pas nécessairement la traduction d’une différence biologique fondamentale entre deux patients dont les manifestations systémiques peuvent être très proches.

Nous évoquions également dès 2020 la possibilité que la compréhension du SEDh ne puisse se limiter à la recherche d’une mutation génétique unique et qu’il faille considérer les mécanismes de régulation de l’expression des gènes, notamment épigénétiques (Apprivoiser le SED, 2020 et Transforming Ehlers-Danlos Syndrome, 2022).

Les recherches actuelles sur les microARN, le transcriptome, les fibroblastes et la matrice extracellulaire rendent cette question particulièrement actuelle. Elles ne démontrent pas encore un mécanisme épigénétique causal du SEDh et ne permettent pas d’utiliser les microARN comme biomarqueurs diagnostiques en pratique clinique. Elles montrent cependant combien la distinction classique entre « maladie génétique » et « absence d’anomalie génétique identifiée » peut être insuffisante pour décrire la complexité biologique de ces syndromes.

Ainsi, plusieurs intuitions formulées il y a quelques années — limites du Beighton, hétérogénéité phénotypique, importance des manifestations systémiques et possible rôle de mécanismes régulant l’expression génique — sont désormais au cœur des questions explorées par la recherche internationale.

La prudence reste indispensable : avoir anticipé une question scientifique n’équivaut pas à avoir démontré son mécanisme. Mais le déplacement actuel de la recherche, d’une classification essentiellement clinique vers une caractérisation clinique, moléculaire et fonctionnelle des patients, constitue une évolution importante.

Prenez soin de vous,

Stéphane Daens et le GERSED Belgique

Reconnaissance du livre ‘Transforming EDS‘

Une belle reconnaissance du livre du Dr Daens et collaborateurs « 2022 — Transforming Ehlers-Danlos Syndrome, Stéphane Daens & Isabelle Dubois-Brock et collaborateurs ».

Il est suffisamment reconnu pour avoir été retenu dans la bibliographie « Selected Resources du rapport 2022 des National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine » aux États-Unis. C’est une référence institutionnelle assez notable.

(National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine; Health and Medicine Division; Board on Health Care Services; Committee on Selected Heritable Disorders of Connective Tissue and Disability; Wedge RA, Cartaxo T, Spicer CM, et al., editors.
Washington (DC): National Academies Press (US); 2022 Jul 8.)

Continuons le combat et les avancées dans le domaine du SED !

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK584976/?utm_source=chatgpt.com

Nouveaux critères diagnostiques du SED hypermobile : ce que nous savons aujourd’hui

De nombreux patients entendent parler des futurs critères diagnostiques du syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile (SEDh) et s’interrogent : vais-je perdre mon diagnostic ? Devrai-je être réévalué ? Les critères vont-ils devenir plus stricts ou plus larges ?

À ce jour, il est important de rappeler une chose essentielle :

! Les nouveaux critères ne sont pas encore publiés.

Le travail international appelé « Road to 2026 » est en cours et vise à actualiser l’ensemble de la classification des syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) et des troubles du spectre de l’hypermobilité (HSD/TSH). La publication officielle du nouveau cadre diagnostique est annoncée pour le 1er décembre 2026.  

Pourquoi changer les critères de 2017 ?

Les critères actuels ont permis d’améliorer la reconnaissance du SEDh, mais ils présentent plusieurs limites :

  • difficulté d’application par de nombreux médecins ;
  • forte variabilité des manifestations selon l’âge, le sexe et l’histoire clinique ;
  • chevauchement important entre SEDh et troubles du spectre de l’hypermobilité (TSH/HSD) ;
  • prise en compte parfois insuffisante des manifestations multisystémiques observées en pratique clinique.  

L’objectif affiché est d’améliorer :

  • l’accès au diagnostic ;
  • la cohérence entre les pays ;
  • la reconnaissance des formes cliniques réelles observées chez les patients ;
  • les parcours de soins.  

Que pourrait-il changer ?

À ce stade, personne en dehors des groupes de travail internationaux ne connaît le contenu exact des futurs critères.

Cependant, les études préparatoires suggèrent plusieurs pistes :

  • une réévaluation du rôle du score de Beighton ;
  • une réflexion sur la frontière parfois artificielle entre SEDh et TSH/HSD ;
  • une meilleure prise en compte de l’ensemble du tableau clinique et des atteintes systémiques ;
  • un parcours diagnostique plus pratique pour les cliniciens.  

Ces éléments restent toutefois des hypothèses jusqu’à la publication officielle.

Que signifie cela pour les patients déjà diagnostiqués ?

La question la plus fréquente est :

« Vais-je perdre mon diagnostic ? »

La réponse honnête aujourd’hui est :

Nous ne le savons pas encore.

Néanmoins, lors des révisions précédentes des classifications, les experts ont généralement évité de remettre en question systématiquement les diagnostics déjà établis par des équipes expérimentées.

Il est donc peu probable qu’un grand nombre de patients soient brutalement « dédiagnostiqués » du jour au lendemain. Les futures recommandations viseront davantage à améliorer les diagnostics futurs qu’à invalider rétroactivement les anciens. Cette question devra néanmoins être clarifiée dans les publications officielles.  

Ce que les patients peuvent faire dès maintenant

✔️ Conserver les comptes-rendus médicaux importants.

✔️ Garder une trace de l’histoire clinique personnelle et familiale.

✔️ Continuer les suivis recommandés indépendamment de l’étiquette diagnostique.

✔️ Ne pas s’inquiéter inutilement avant la publication officielle.

✔️ Se méfier des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux : aucune version définitive des critères n’est actuellement disponible.

Un message important

Les futurs critères ne changeront pas votre vécu.

Les douleurs, les luxations, la fatigue, la dysautonomie, les troubles digestifs ou les autres manifestations associées ne disparaîtront pas parce qu’une classification évolue.

L’objectif annoncé de cette révision est de mieux reconnaître les patients et d’améliorer leur accès aux soins, pas de nier leur réalité clinique.  

Nous suivrons avec attention les publications internationales prévues fin 2026 et nous vous informerons dès que des données officielles seront disponibles.

Le GERSED Belgique.

Décès du Professeur Rodney Grahame (1932-2026), Président d’honneur du GERSED Belgique

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès du Professeur Rodney Grahame, survenu le 29 mars.

Rhumatologue de renommée internationale, il a été l’un des pionniers dans la reconnaissance et la compréhension des troubles du spectre de l’hypermobilité et du syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile. Son travail a profondément transformé la manière dont ces pathologies sont perçues et prises en charge, en soulignant leur caractère systémique et leur impact fonctionnel.

Clinicien, enseignant et chercheur engagé, le Professeur Grahame a marqué des générations de praticiens et contribué de manière déterminante à faire reconnaître des patients longtemps restés dans l’ombre.

Il était également président d’honneur du GERSED Belgique depuis sa création, qu’il a soutenu avec fidélité.

Nous saluons la mémoire d’un médecin d’exception, dont l’héritage scientifique et humain continuera d’inspirer notre pratique.

Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la communauté.

— GERSED Belgique

Le syndrome d’Ehlers-Danlos n’est pas une « Maladie à la mode »

Par le Dr Stéphane Daens, Président du GERSED Belgique .

L’expression « maladie à la mode » est encore trop souvent utilisée pour qualifier le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED).

Cette affirmation est fausse, non scientifique, et contribue à la banalisation et au retard de prise en charge de milliers de patients.

Il est important de rétablir les faits.

Une maladie génétique ancienne et bien identifiée ?

Le syndrome d’Ehlers-Danlos est un groupe de maladies génétiques complexes et héréditaires du tissu conjonctif, décrites dès la fin du XIXᵉ siècle par les médecins Alexander Tchernogobow et puis Edvard Ehlers. Hippocrate et Hérodote décrivaient déjà un peuple hypermobile aux cicatrices exubérantes il y a 2400 ans en Europe de l’Est, les Scythes (Ukraine).

Une maladie génétique ne peut pas apparaître par effet de mode.

Les connaissances ont évolué, mais la maladie existait bien avant sa reconnaissance actuelle.

Des critères diagnostiques internationaux ?

En 2017, une classification internationale a été publiée, reposant sur un consensus multidisciplinaire (généticiens, internistes, rhumatologues, chercheurs).

Ces critères permettent aujourd’hui :

  • Une meilleure identification des patients
  • Une approche plus homogène du diagnostic
  • Une reconnaissance des formes longtemps ignorées, notamment le SED hypermobile

Pourquoi parle-t-on plus du SED aujourd’hui ?

L’augmentation du nombre de diagnostics ne signifie pas que la maladie est nouvelle.

Elle s’explique par :

  • Une meilleure formation des professionnels
  • Une standardisation des critères
  • La reconnaissance de présentations multisystémiques
  • La fin progressive d’un sous-diagnostic massif

Ce phénomène est bien connu en médecine et a déjà concerné de nombreuses pathologies (maladies auto-immunes, endométriose, troubles du spectre de l’autisme, etc.).

—-> On parle de rattrapage diagnostique, pas d’effet de mode !

Une maladie multisystémique réelle ?

Le SED n’est pas une liste de symptômes vagues ou subjectifs.

Il s’agit d’une atteinte systémique du tissu conjonctif et même du système neuro-immunitaire pouvant concerner :

  • Les articulations, ligaments, tendons, muscles, etc.
  • La peau, les fascias, etc.
  • Le système vasculaire
  • Le système nerveux autonome
  • Le système digestif, respiratoire, urogénital, …
  • La douleur chronique et la fatigue
  • Une activation des mastocytes (MCD’s)
  • La proprioception
  • Les organes des sens (dys-sensorialité)
  • Neuroatypie et neurodivergence, TDAH, DYS-, TSA, HPI et HP émotionnels.
  • La neuropathie des petites fibres
  • Etc.

Ces atteintes ont une cohérence physiopathologique documentée dans la littérature scientifique.

Pourquoi cette expression est problématique ?

Qualifier le SED de « maladie à la mode » :

  • Nie la réalité vécue par les patients !
  • Retarde le diagnostic et la prise en charge !
  • Entretient des biais médicaux !
  • N’a aucune valeur scientifique !

C’est une expression qui traduit le plus souvent :

  • Un manque de formation
  • Un inconfort face aux maladies complexes
  • Une méconnaissance des maladies du tissu conjonctif

Ce que dit la science ?

✔ Le SED est une maladie génétique complexe qui est reconnue

✔ Les critères diagnostiques sont internationaux et validés – et bientôt sans doute revisités grâce à Road 2026 de l’EDS Society (fin 2026)

✔ L’augmentation des diagnostics reflète une meilleure reconnaissance

✔ Il ne s’agit ni d’une mode, ni d’un phénomène sociétal

Le rôle des associations tel que le GERSED Belgique ?

Les associations comme GERSED Belgique jouent un rôle essentiel :

  • Information fiable
  • Sensibilisation
  • Dialogue avec les professionnels
  • Lutte contre les idées reçues

Informer, c’est déjà soigner.

En résumé

– Le syndrome d’Ehlers-Danlos n’est pas une maladie à la mode.

– C’est une maladie génétique complexe, héréditaire mais pas que, ancienne, longtemps sous-diagnostiquée.

– La science est claire. Il est temps que les discours médicaux le soient aussi.

Dr Stéphane Daens et le GERSED Belgique

Actualisation concernant la demande de pathologie lourde de type E dans le SED (première demande et prolongations), par le Dr Stéphane Daens, janvier 2026. 

Pourquoi demander ou prolonger la kinésithérapie en “pathologie lourde type E” dans le syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) ?

Chez certaines personnes atteintes d’un syndrome d’Ehlers-Danlos (SED), la kinésithérapie est un traitement essentiel sur le long terme : elle aide à stabiliser les articulations, diminuer la douleur, améliorer l’endurance, limiter les blessures et préserver l’autonomie.

Lorsque la kinésithérapie est reconnue en “pathologie lourde type E”, cela permet de bénéficier d’un nombre plus important de séances (350/an) et elles sont mieux remboursées par les mutuelles, selon les règles de remboursement en Belgique.

✅ Pourquoi une consultation est nécessaire pour une prolongation ?

Même si vous allez régulièrement chez votre kiné, la prolongation des séances en type E doit être basée sur un avis médical récent.

Cette consultation sert à :

• Faire le point sur votre situation actuelle (douleurs, instabilités, fatigue, limitations, comorbidités associées au Sed et leurs traitements médicamenteux en général, orthétiques, ou autres), adapter les traitements, et demander des examens complémentaires éventuels, etc.

• Vérifier l’évolution depuis la dernière prescription (amélioration, plateau, rechutes).

• Adapter les objectifs de kinésithérapie (stabilisation, proprioception, renforcement, revalidation progressive…).

• Assurer une prescription complète et conforme aux demandes des mutualités.

• Justifier médicalement la poursuite du traitement en cas de contrôle.

👉 En d’autres mots : la consultation permet de documenter clairement pourquoi la kiné reste nécessaire, et ce qu’elle vise à améliorer ou maintenir.

✅ Un point important : ce n’est pas “administratif”:

Cette démarche n’est pas faite “pour compliquer les choses”.

Les mutualités peuvent demander des précisions, surtout si les séances se prolongent dans le temps. Un dossier médical bien construit augmente les chances de :

• continuer la prise en charge sans interruption.

• éviter un refus ou une demande de justification supplémentaire.

• maintenir une continuité de soins adaptée au SED.

✅ En résumé

La consultation permet de garantir que la kinésithérapie en pathologie lourde type E reste :

• médicalement justifiée,

• adaptée à votre situation,

• et conforme aux règles de remboursement,

dans le cadre du syndrome d’Ehlers-Danlos.

📌 Si vous avez besoin d’une prolongation, pensez à prendre rendez-vous avant la fin de vos séances pour éviter toute interruption. 

Les demandes par courrier ne seront donc plus remplies et renvoyées sans consultation. 

  • Veillez également à imprimer et apporter au rhumatologue la demande de pathologie lourde (disponible sur le site du Dr Daens par exemple). 

Dr Stéphane Daens 

Médecine Interne – Rhumatologie 

🩺 Médecins généralistes & spécialistes

Le Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) : un enjeu transversal de santé

Le Syndrome d’Ehlers-Danlos (SED) est une pathologie hétérogène, souvent sous-diagnostiquée, associant douleurs chroniques, hypermobilité, instabilité, fatigabilité, troubles fonctionnels et atteintes multisystémiques.

👉 Les médecins généralistes et spécialistes (MPR, rhumatologie, génétique, neurologie, cardiologie, médecine interne, etc.) jouent un rôle clé dans :

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Instabilité articulaire et microtraumatismes répétés Troubles proprioceptifs et posturaux Douleurs chroniques diffuses et récidivantes Dysfonctions musculo-squelettiques complexes Fatigabilité et déconditionnement fonctionnel

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✨ Vœux du GERSED Belgique ✨

Chers membres,

Chers patients,

Chers professionnels de la santé,

En ce début de nouvelle année, le GERSED Belgique souhaite vous adresser ses vœux les plus sincères de santé, de sérénité et d’espoir. Que l’année 2026 à venir soit porteuse de douceur, de projets constructifs et de perspectives positives pour chacune et chacun d’entre vous.

Nous souhaitons également vous présenter la nouvelle composition du bureau de l’association :

Dr Stéphane Daens, Président Monsieur David Leroy, DO, Secrétaire Madame Tamara Sadighi, Trésorière

C’est avec engagement, humilité et enthousiasme que cette nouvelle équipe se met au service du GERSED Belgique et de ses membres.

Nous sommes conscients que l’année écoulée a été marquée par une présence plus discrète sur nos canaux de communication. Toutefois, cette période a aussi été un temps de réflexion, de maturation et de préparation. De nouvelles idées, de nouveaux projets et un élan renouvelé sont aujourd’hui en gestation, avec la volonté de redynamiser progressivement l’association.

Nous tenons à rappeler que le GERSED Belgique, association composée principalement de professionnels de la santé, a pour mission de promouvoir, expliquer et mieux faire comprendre le syndrome d’Ehlers-Danlos, tant auprès des patients que des soignants, dans un esprit de partage, de rigueur scientifique et de bienveillance.

L’avenir se construit pas à pas, et nous avons la conviction que 2026 sera une année de renouveau, de collaboration et de projets porteurs de sens pour notre communauté.

Merci pour votre confiance, votre patience et votre soutien.

Ensemble, continuons à avancer.

Avec toute notre considération,

Le Bureau du GERSED Belgique 🤍